Pathologies

Lésions pigmentées brunes


Le choix du traitement d’une lésion pigmentée brune est fonction de la quantité et la nature de l’agent responsable au sein des différentes couches de la peau.

Un examen clinique minutieux permet de déterminer la nature de la lésion et donc d’orienter vers un traitement. Schématiquement, on classe les lésions pigmentées en 3 catégories :

  1. Les taches solaires ou « lentigos solaires »


    Ce sont des taches brunes apparaissant sur les zones exposées au soleil : visage, dos des mains, avant-bras. Elles correspondent à une hypermélanose de l’épiderme et peuvent être effacées  par la cryothérapie, les peelings moyens, l’IPL –lampe-flash ou lumière pulsée - ou le laser CO2 fractionné. Bien-sûr une photoprotection est conseillée ainsi que l’application de crèmes  médicales  anti-tâches et anti-âges .
    Dermatlas: TRUNK - lentigo solaire
    lentigo solaire © 2001-2009, Dermatlas
  1. Les taches brunes post-inflammatoires


    Elles se rencontrent essentiellement sur des personnes de phototypes foncés  et se développent suite à une lésion initialement rouge. En histologie, on retrouve le pigment de mélanine dans le derme, donc plus profond que dans le cas d’une tache solaire. Le choix thérapeutique se fera entre l’IPL, le laser CO2 fractionné, les peelings combinés.
  1. Le mélasma ou « masque de grossesse »


    Très fréquent lors d’une grossesse, il peut  néanmoins se manifester en dehors, sur des patientes de phototypes foncés le plus souvent. Il se manifeste par des taches brunes asymétriques réparties sur le front, les joues ou la lèvre supérieure. Il s’agit d’une pigmentation d’origine hormonale  puisque les œstrogènes  stimulent  la synthèse du pigment «la mélanine »par les mélanocytes. L’histologie retrouve ce pigment en profondeur dans le derme. Les traitements sont donc identiques aux taches brunes post-inflammatoires  également associés à des produits photoprotecteurs et dépigmentants .

Résumé : Certaines taches entrent dans le cadre du vieillissement cutané ou photovieillissement cutanée : ce  sont les tâches solaires que l’on rencontre fréquemment à partir de 50 ans.

D’autres apparaissent  indépendamment de l’âge et sont d’origines divers.

Il est essentiel pour nous de connaître l’origine de la tâche par  un examen clinique le plus souvent, qui  conduira à un traitement bien précis.

L’apparition de tâches sur le visage ou le dos des mains est mal vécue et elle incite le patient à consulter : « Docteur, j’ai des tâches de cimetière » ou bien « Docteur, j’ai la peau sale »

Un bon examen clinique permet d’en connaitre l’origine et donc d’orienter vers un traitement approprié.